Dégressivité des allocations chômage : le gouvernement doit abandonner son projet !

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Communiqué de presse 

Dégressivité des allocations chômage : le gouvernement doit abandonner son projet !

 

Pour la Nouvelle gauche socialiste baisser, comme l’envisage le gouvernement, l’allocation de retour à l’emploi (ARE) alors que le chômage est au plus haut en France, serait une mesure irresponsable et d’une violence sociale inouïe, aggravant la situation quotidienne de plus de cinq millions de Français, des plus modestes aux plus vulnérables.

 

Le gouvernement doit renoncer à un tel projet.

Un exécutif socialiste, dont le chef se présentait en 2012 comme un bouclier face au monde de la finance et prônait plus d’égalité, doit porter la justice sociale et non courber l’échine face aux demandes du Medef.

 

La dégressivité a déjà été expérimentée sans succès.

Doit-on rappeler à Myriam El Khomri, ministre du Travail et Manuel Valls, Premier ministre, que la dégressivité des allocations chômage a été expérimentée durant 9 années, de 1992 à 2001, sans aucun succès et n’a eu aucun effet incitatif sur le retour à l’emploi. Réclamée par le Medef en 2014, le gouvernement trouvait alors cette mesure inefficace. Alors pourquoi changer d’avis ? Pourquoi si peu de volonté politique ?

 

De nombreux pays ont renforcé l’indemnisation chômage.

Doit-on encore le rappeler ? De nombreux pays ont renforcé l’indemnisation au plus fort de la crise. Près de la moitié des chômeurs de notre pays n’ouvre actuellement droit à aucune indemnisation. Selon les derniers chiffres publiés par l’Insee, le taux de pauvreté s’établissait à 14,2% de la population active, soit une hausse de 0,2 point en un an.

 

Une mesure qui fait payer la facture aux plus pauvres.

Il est inacceptable qu’un gouvernement socialiste fasse payer la facture aux plus pauvres ! Son projet aggraverait la précarité et l’exclusion sociale ! Les chômeurs son les victimes d’une économie en panne, qui ne créée plus assez d’emplois. Or le discours du gouvernement entend les culpabiliser et les rendre responsables de leur sort. Il ressasse la rengaine des vielles théories libérales du « chômage volontaire » !

Cette nouvelle proposition participe de l’affaiblissement de la protection des salariés en France : révision du code du travail, diminution projetée de la majoration des heures supplémentaires, déréglementation du forfait jour dans les petites entreprises, et voilà maintenant la baisse des allocations chômage. Cette mesure est antisociale, injuste et exercera un effet négatif sur la reprise économique en réduisant le niveau de vie des plus démunis !

 

Le gouvernement doit lutter contre le chômage et non contre les chômeurs et les pauvres ! 

Il doit changer de politique économique en réorientant les ressources affectées en vain à la « politique de l’offre » (à travers le pacte de responsabilité).

 

La Nouvelle Gauche socialiste demande au gouvernement d’abandonner ce projet.

Le 3 janvier 2016

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2 Commentaires

  1. Escoffier

    Enfin une réaction à vif sur les décisions gouvernementales !
    Il ne faudra pas rater Macron et ses marionettes sur la suite du programme.
    Je me réjouis de constater que la NGS sort un peu de l’ombre, je n’avais rien vu passer sur les précédentes questions (travail du dimanche, déchéance de nationalité, code du travail, etc … )

    G. Escoffier, citoyen présent sur les listes du Rassemblement en Auvergne-Rhone-Alpes (évidemment non élu)

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  2. Jean Claude Maurin NGS Gard

    Merci pour ce très bon article et d’actualité.
    Comment en taxant les chômeurs va-t-on réduire le chômage et même créer des emplois ? Les régions hélas auront de la difficulté à mettre en place les 500000 places de formation par manque de financement et de moyens humains.Les chômeurs ne peuvent être utilisés comme mesure d’ajustement de la crise du capitalisme qui n’engrange des économies que pour les redistribuer à ses actionnaires. Echec du CICe et autres mesures de simplification du code du travail demandées par le Medef mais sans contrepartie et sans augmentation des salaires et donc du pouvoir d’achat qui permettrait éventuellement de relancer l’emploi.

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