Nos 6 priorités immédiates

Les 6 propositions immédiates de la Nouvelle Gauche Socialiste

Le Parti socialiste a choisi d’opérer un virage à droite qui tôt ou tard, le conduira à se transformer en un parti démocrate à l’américaine ou à l’italienne. Le tournant néolibéral en matière économique s’accompagne désormais d’un virage sécuritaire et autoritaire qui, faute d’avoir raison du terrorisme, aura instauré un état d’urgence permanent, aux antipodes de l’Etat de droit républicain.

La NGS entend contribuer à faire naître une force politique nouvelle, à l’écoute de nos concitoyens, délaissés par des élites et des partis compromis avec la pensée dominante. Pour convaincre nos concitoyens qu’une alternative concrète à la pensée unique existe, nous devons réfléchir à l’éclosion à long terme d’un nouveau modèle de développement et proposer à court terme des mesures crédibles, immédiatement applicables. NGS mettra l’accent sur les mesures d’urgence suivantes :

1 – Priorité à l’emploiEmploi

La préoccupation première des Français est le chômage. Il faut un certain cynisme pour culpabiliser les chômeurs en proposant de réduire leurs allocations. Les chômeurs sont les victimes d’une économie en crise et de politiques intégralement tournées vers le « redressement du taux de marge ». Tout n’a pas été fait contre le chômage. La France dispose de marges de manœuvres budgétaires importantes, dans un contexte de taux d’intérêt réel quasi-nuls. Les 40 milliards du pacte de responsabilité ont intégralement été consacrés au redressement de la part des profits (et donc de la baisse de la part des salaires !) dans la richesse nationale, et ce, sans aucune contrepartie en matière de créations d’emplois ! Ces 2 points de PIB auraient pu être consacrés à l’investissement dans l’entretien et le développement des infrastructures publiques, la transition écologique, la formation et l’emploi, notamment via l’accroissement des dotations aux collectivités territoriales, asphyxiées et dans l’impossibilité de jouer leur rôle au plus près de nos concitoyens. Ces ressources auraient également pu être redéployées pour renforcer les moyens de notre système de renseignement, de notre système de santé, de notre système éducatif. Pour mémoire, le coût du CICE (20 milliards), dont l’essentiel à été distribué sous formes de dividendes, représente à lui seul plus d’un million d’emplois payés au salaire moyen dans le secteur non marchand.

2 – Arraisonner la finance

Capture d’écran 2016-03-21 à 02.53.46Les centaines de milliards mis à disposition du système bancaire par la BCE ne financent pas l’économie réelle, mais alimentent une nouvelle bulle financière. La réforme bancaire n’a rien changé. Il faut mettre en place une véritable loi bancaire imposant la séparation des activités de dépôt et d’affaire afin d’encadrer véritablement ces dernières. Il faut stimuler l’économie réelle en lançant de grands chantiers dont les retombées relanceront l’activité des PME sous-traitantes et de leurs banques de détail. L’Etat doit réinvestir le capital des entreprises stratégiques pour relancer l’investissement et contrecarrer le court-termisme des actionnaires dont les exigences de rentabilité ont alourdi le coût du capital et accru la part des dividendes ponctionnés sur la richesse produite au détriment de l’investissement.

3 – Instaurer la justice fiscale

Capture d’écran 2016-03-21 à 02.59.39Le chantier fiscal a été abandonné. Or le système fiscal français pèse sur les classes moyennes parce que l’assiette de l’impôt sur le revenu est trop étroite. Le taux réel d’imposition des très riches est relativement peu élevé. Il faut une réforme fiscale permettant de corriger les inégalités, de financer nos services publics et notre protection sociale universelle. L’assiette de la CSG est la plus large possible. Elle met à contribution tous les revenus, dont les revenus du capital, sans niches fiscales. Elle doit devenir l’assiette de l’impôt sur le revenu. Un barème progressif et à bas taux doit être greffé sur cette assiette pour financer l’accès de tous au bien public universel.

4 – Partager les richesses et protéger les salariés !

Capture d’écran 2016-03-21 à 03.03.57Ni la feuille de paie, ni le droit du travail ne sont les ennemis de l’emploi. Les 35 heures ont créés 400 000 «emplois. Elles n’empêchent pas les entreprises et les salariés qui le souhaitent de recourir aux heures supplémentaires. La durée effective du travail à temps plein en France est en réalité supérieure à 40 heures. Le débat sur les 35 heures porte en vérité sur le seuil de déclenchement des heures supplémentaires, dont le coût est plus élevé. C’est d’ailleurs pourquoi la loi Travail propose d’en réduire le coût pour mettre un terme en catimini aux 35 heures… Ce n’est qu’aux fins de réduire plus encore « le coût du travail » que le MEDEF souhaite revenir aux 39 heures !

Il faut mettre un terme au gel des salaires, notamment en agissant sur le salaire minimum et en revalorisant les rémunérations du secteur public. Le code du travail protège le salarié de l’arbitraire lorsqu’il se produit. Il ne doit pas être démantelé. En longue période, la réduction du temps de travail a toujours accompagné les gains de productivité et est, pour cette raison, source de création d’emplois. Le mouvement de réduction du temps de travail, interrompu, doit être remis en marche.

5 – Pour la sixième République

Capture d’écran 2016-03-21 à 03.11.02Les institutions de la cinquième République ont permis à un seul, le chef de l’exécutif, d’imposer le virage libéral et autoritaire à tous, et de piétiner ses engagements de campagne. Face à la crise démocratique, il faut en finir avec la monarchie présidentielle. Il faut revenir sur l’état d’urgence permanent qui transforme l’Etat de droit en état d’exception. Il faut donner le pouvoir au peuple et à son parlement, dans le cadre d’une sixième République, plaçant le pouvoir exécutif sous contrôle démocratique.

6 – Réorienter la construction européenne

Capture d’écran 2016-03-21 à 03.14.11La France est l’une des deux puissances incontournables de l’Union européenne. Le chef de l’Etat s’était engagé à renégocier les textes européens, qui interdisent désormais tout changement de cap en Grèce, en Espagne et en France ! La France a malheureusement renoncé à tenir son rang au Conseil européen et fait désormais l’apologie du modèle ordo-libéral allemand. Pour changer de politique en France et en Europe, il faudra renégocier les textes et les traités et, en cas d’échec, préparer une solution de rechange avec les pays et les peuples qui souhaitent s’affranchir du joug ordo-libéral.

Ce programme immédiat sera défendu au cours de la prochaine campagne présidentielle avec toutes celles et ceux qui souhaitent jeter les bases d’un rassemblement de tous les progressistes déçus par le quinquennat de François Hollande.

1 Commentaire

  1. Kieffer Jean-Marie

    OK pour les 6 propositions immédiates de votre programme.

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